Soccer professionnel à Québec : la Première ligue canadienne croit à une équipe dès 2027
S’il n’en tient qu’à la Première Ligue Canadienne de soccer, ce n’est plus qu’une question de temps avant que Québec ait son équipe professionnelle. « Je suis convaincue que nous aurons une équipe à Québec d’ici 2032 », lance la vice-présidente du circuit, Marni Dicker, de retour d’une visite dans la capitale nationale. Créée en 2017, la CPL compte actuellement huit équipes, dont à Ottawa et à Halifax, mais encore aucune dans la province de Québec. Une situation que le circuit veut corriger alors que le nombre de formations est appelé à doubler entre 2026 et 2032. Le maire de Québec, Bruno Marchand, a partagé sur les réseaux sociaux une photo de sa rencontre avec les représentants de la CPL. Photo : Instagram (capture d'écran) Cette dernière et le commissaire Mark Noonan sont ressortis enchantés de leur rencontre avec le maire Bruno Marchand, lundi, à Québec. Une première étape avant de lancer un processus plus exhaustif en quête d’un groupe d'investisseurs locaux et du bon endroit où construire un futur stade. Comme pour la quasi-totalité des nouveaux marchés dans lesquels la CPL songe à s’implanter, l’exigence d’un stade de soccer de 5500 places reste le principal point d’interrogation à Québec. Il faut d’une part déterminer son futur emplacement, puis qui déboursera les dizaines de millions de dollar nécessaires à sa construction. Mardi, Mark Noonan et Marni Dicker ont visité cinq sites potentiels, dont celui du Colisée de Québec et le campus de l’Université Laval. Le commissaire Mark Noonan et la vice-présidente Marni Dicker se sont rendus mardi sur le site du Colisée de Québec, qui sera démoli en 2026. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe Le terrain du Colisée ne semble toutefois pas parmi les heureux élus, pour le moment. Si une équipe de la Première ligue canadienne s’installe à Québec, elle devra inévitablement jouer une ou deux saisons au stade Telus de l’Université Laval durant la construction du nouveau stade, affirme par ailleurs Marni Dicker. Quant à la possibilité de construire ledit nouveau stade sur le campus de l’Université Laval et de partager les installations extérieures et intérieures avec les équipes du Rouge et Or, tout dépend de la volonté de l’institution. Le stade Telus de l'Université Laval pourrait servir de terrain temporaire à une équipe de la Première ligue canadienne de soccer. Photo : Radio-Canada Il faut dire que la CPL elle-même ne financera pas la construction du stade et qu’un investisseur privé voudrait vraisemblablement ajouter un volet immobilier au projet pour le rentabiliser. La chose semble difficile sur un campus universitaire, qui devrait davantage s’en remettre à du financement public. La CPL est prête à passer en vitesse supérieure dans la capitale nationale. Pour mousser l’intérêt envers le circuit et prendre le pouls du marché, un match de saison régulière pourrait d'ailleurs être présenté à Québec dès cet été. Le concept La Première ligue canadienne a attiré près de 7000 spectateurs au stade Apple Bowl de Kelowna, le 16 juin dernier. Photo : CBC / Brady Strachan Une chose est sûre, l’état-major du circuit a été conquis par son passage à Québec. S’implanter au Québec est la priorité numéro 1. C’est très important
, explique Marni Dicker.
Le maire et son équipe nous ont montré que, vraiment, une équipe professionnelle à Québec serait un grand succès
, relate la VP.Le délai est trop court pour 2026 pour bâtir une équipe comme il se doit. Quand on va arriver au Québec, ça a besoin d’être parfait
, ajoute-t-elle, prédisant une équipe dans la capitale nationale pour 2027 ou 2028
.Deux sites priorisés pour un nouveau stade

Il y a deux emplacements que j’aime, maintenant il faut négocier pour voir si c’est possible de construire là
, affirme Mme Dicker sans dévoiler les deux sites privilégiés.J’ai bien aimé, mais c’est un très, très grand projet qui serait peut-être trop cher.
À l’Université Laval à court ou long terme
C’est un stade conçu pour le football américain et il y a une piste d’athlétisme autour du terrain. Ce sont toutes les composantes qu’on n’aime pas, mais ce sera correct pour commencer
, ajoute-t-elle.
On a entendu de toutes les associations locales que l’Université est le meilleur endroit. C’est possible qu’on arrive au même constat, mais les universités ont un mandat d’éducation. S’il n’y a pas une composante d’éducation, je ne suis pas sûre, personnellement, qu’ils vont nous donner le feu vert.
Dans plusieurs de nos marchés, nous sommes locataires dans des stades qui appartiennent à la communauté. C’est correct pour nous tant que nous avons priorité sur les installations
, précise la vice-présidente exécutive dans une entrevue accordée à Radio-Canada dans la langue de Molière.Un match de saison régulière dès cet été?
J’ai envie de commencer les discussions avec les groupes intéressés maintenant. Quelques personnes nous ont approchés, mais il n’y a aucune exclusivité
, annonce Marni Dicker.CPL on Tour
a été testé à Kelowna, l’été dernier, alors que le Vancouver FC et le Cavalry FC de Calgary étaient allés passer trois jours en ville.
Les joueurs ont été rencontrer des enfants dans les écoles et des jeunes dans les clubs de soccer de la région. On a construit un mini-terrain de soccer au centre-ville pour que les gens viennent jouer et le match entre Calgary et Vancouver s'est tenu à guichet fermé
, vante la VP.C’est une façon de déterminer si une ville aime le soccer. On pense peut-être à faire la même chose à Québec, mais ce n’est pas encore confirmé.
S’il y avait un stade prêt pour nous à l’heure actuelle, on aurait une équipe à Québec demain.
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